Une représentation de l'industrie en France

Les chiffres et tendances de l’industrie en France

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Le secteur industriel français occupe actuellement la 3e place en Europe et la 5e sur le plan mondial, dans un monde dominé par le numérique et les nouvelles technologies. Zoom sur les chiffres clés et la situation du secteur.

Définition et organisation de l’industrie

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) définit l’industrie comme l’ensemble des « activités économiques qui combinent des facteurs de production (installations, approvisionnements, travail, savoir) pour produire des biens matériels destinés au marché ». Ces activités sont regroupées dans deux principaux secteurs :

  • L’industrie manufacturière : elle concerne toutes les actions de transformation des biens, de réparation et d’installation d’équipements. Elle regroupe l’industrie alimentaire, automobile, les secteurs de l’habillement, du bois ou encore de la fabrication dans les domaines de l’informatique, l’électronique et l’optique ;
  • L’industrie extractive : elle couvre tout ce qui est relatif à l’exploitation des ressources naturelles minérales.

L’industrie manufacturière fait partie du secteur secondaire et constitue la branche la plus importante du secteur industriel. En 2018, sa valeur ajoutée en volume est restée stable (+ 0,3 %) et la production a augmenté de 1,0 %. Le dynamisme de l’industrie manufacturière est porté par les activités pharmaceutiques et la fabrication de matériels de transport (Source : insee.fr).

Quelques chiffres clés du secteur industriel français

Ils sont tirés du rapport de l’édition 2016 de la synthèse sur l’industrie de la direction générale des entreprises (DGE).

En 2016, quelque 260 000 entreprises ont été recensées dans le secteur industriel, dont les 90% étaient des PME. Il représentait 12% du PIB national, dont 10% pour la branche manufacturière, avec environ 3 millions d’employés. Le rapport a également révélé que seulement 70 entreprises industrielles embauchent plus de 5 000 personnes.

Selon des chiffres publiés par l’Insee, la production de l’industrie manufacturière a été de 799 milliards d’euros hors taxes, en 2018. Soit une croissance de 2,4 % portée par la hausse des volumes de production (+1.0) et des prix (+1.4).

Le monde industriel a largement évolué ces dernières années avec l’avènement et le développement des nouvelles technologies, au point qu’on parle actuellement de l’industrie 4.0. Elle permet d’améliorer la productivité et la performance industrielle, mais aussi la qualité de vie au travail.

L’industrie 4.0 ou l’industrie du futur : késako ?

Ces dernières années, il est fréquent d’entendre parler de l’industrie 4.0 ou le « smart manufacturing ». Mais que cachent réellement ces nouvelles terminologies ?

Le concept de l’industrie 4.0 a été lancé en Allemagne, face à la nécessité des industriels du pays de renouveler leur système productif pour répondre à de nouveaux défis ; la montée en puissance des nations émergentes d’une part, l’arrivée sur le marché des acteurs numériques d’autre part. Le 4.0 fait allusion à une 4e révolution industrielle très technologique, et chaque pays va, par la suite, développer sa propre stratégie dans le domaine, avec sa propre terminologie, comme la France avec le concept « Industrie du futur ».

Au-delà de ses composantes technologiques (machines connectées, robotique, réalité augmentée, intelligence artificielle…), qui certes offrent une capacité d’améliorer les processus de production et les marges industrielles, l’industrie 4.0 est une véritable remise en question des stratégies industrielles y compris les mécanismes de création de valeur. Contrairement à la 3e révolution industrielle qui était caractérisée par la production de masse, la nouvelle industrie est celle de la personnalisation de masse, où la production ne repose plus sur un effet d’échelle et de volume, mais qui est plutôt très proche de la demande.

En France, l’industrie 4.0 est tiraillée entre promesses et insatisfaction. Pourtant, elle est d’une importance capitale pour le pays, car elle lui permettrait de rattraper le retard accumulé dans le secteur. Mais, il reste encore du chemin à faire pour atteindre les résultats escomptés.

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